Rôle de la kinésithérapie dans la maladie de Parkinson

La rééducation occupe une place majeure dans la vie du patient parkinsonien. La kinésithérapie cherche à ralentir l’évolution des troubles de la motricité et de la posture. La kinésithérapie ne s’adresse pas réellement à l’hypertonie ni aux dyskinésies, qui ne sont pas en elles-mêmes modifiables. Elle vise à combattre l’akinésie et les troubles de coordination par des exercices actifs qui se focalisent sur les différents paramètres du mouvement (amplitude, vitesse, coordination). Elle est axée sur les thèmes fonctionnels spécifiques de la maladie de Parkinson : l’équilibre, le redressement, la respiration, l’adresse motrice et la locomotion. Intervention en physiothérapie dans la maladie de Parkinson : revue systématique et méta-analyse (nih.gov) Cette méta-analyse publiée en août 2012 a pour objectif d’évaluer l’impact d’une prise en charge kinésithérapique sur la maladie de Parkinson versus pas de prise en charge de ce type. Grâce à cette dernière, il est prouvé que la kinésithérapie à un impact significativement positif sur la vitesse de marche, les troubles de blocages à l’initiation du pas (le freezing), sur la mobilité fonctionnelle et l’équilibre. La kinésithérapie à également un impact significatif sur la diminution des chutes. Les cliniciens ont recours à des échelles pour évaluer plusieurs paramètres chez les patients. Notamment l’échelle UPDRSS qui sert à évaluer l’incapacité et le questionnaire 39 qui sert à évaluer la qualité de vie chez le Parkinsonien. Ces échelles ont vu leurs scores nettement améliorés après intervention de la kinésithérapie versus pas de prise en charge rééducative. Notez que cette méta-analyse n’a pas pour vocation d’identifier le meilleur traitement physiothérapique. Elle met simplement en lumière les effets de la prise en charge rééducative versus ceux de la non prise en charge. La conclusion de cette méta-analyse est sans équivoque : La kinésithérapie est bénéfique et est efficace sur la maladie de Parkinson. Cette méta-analyse nous conforte dans notre idée de proposer un contenu spécifique à l’auto-rééducation pour les patients atteints de la MP. De plus, il a été prouvé que l’exercice physique joue un rôle important dans les processus de plasticité neuronale, c’est ce pourquoi le contenu proposé ne s’articule pas uniquement autour d’exercices de rééducation mais également de séances d’activités physiques afin de stimuler au maximum ces processus.