Musicothérapie : Bougez en rythme !

L’utilisation de la musique comme thérapie se nomme la musicothérapie. Il en existe 2 types : réceptive et active. Musicothérapie receptive : La musicothérapie réceptive est une méthode qui invite le patient à écouter la musique. Les objectifs pour cette méthode, comme pour la musicothérapie active, peuvent être d’ordres très différents selon la population ou la personne : le développement sensoriel, la relaxation, le travail autour de l’imagination, des émotions.. Musicothérapie active : La musicothérapie « active » regroupe toutes les formes d’expressions musicales et corporelles, tous les instruments et tous les gestes ayant pour but l’expression de soi. Il y a mise en jeu du patient. Elle est applicable en groupe ou en relation duelle. Cette méthode permet par exemple sur le plan psychologique, d’établir une communication, là où la parole n’ayant plus de place rend difficile l’expression de ses maux. Sur le plan psychomoteur, la pratique d’instruments rythmiques comme les percussions peut contribuer à la rééducation de la coordination des mouvements. Pour rappel la maladie de parkinson a des répercussions à la fois motrices : la bradykinésie, lenteur du mouvement (liste non exhaustive) ainsi que des répercussions non motrices : troubles de l’humeur, la dépression (liste non exhaustive). Dans le cadre de la prise en charge rééducative de la maladie de parkinson, la musique peut donc être particulièrement intéressante sur les deux aspects cités précédemment. En effet, l’allure imposée par la musique permet aux patients de bouger en rythme et donc de lutter contre la bradykinésie. De plus, le rythme trouve particulièrement sont intérêt dans la maladie de Parkinson quand il s’agit de lutter contre l’enrayage cinétique (ou freezing), situation où les personnes sont bloqués et ne parviennent pas à avancer. En effet dans cette situation, une des clefs pour se « débloquer » peut être de dire à la personne de taper dans ses mains en comptant jusqu’à 3 : « Un, deux, trois ! ». D’autres moyens existent pour tenter de désamorcer ce blocage. La musique joue également un rôle non négligeable dans la lutte contre la dépression, grand symptôme non moteur de la maladie de Parkinson. La musique joue donc un rôle essentiel dans les processus de neuroplasticité. Elle est d’ailleurs utilisée dans d’autres affections neurologiques comme par exemple la maladie d’Alzheimer. De plus, la prise en charge kinésithérapique de la maladie de Parkinson se faisant sur le long terme, l’utilisation de la musique permet donc d’apporter du changement et de casser la monotonie qui pourrait s’installer dans les séances. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons, que de nombreuses études scientifiques plébiscitent la danse, et particulièrement le tango argentin, dans le cadre de la maladie de Parkinson. Une façon ludique de bouger en rythme. Sans oublier qu’il peut s’agir d’une occasion de plus pour réaliser une activité avec votre entourage.